1 – L’habit ne fait pas le moine, gare au greenwashing

La cosmétique naturelle fait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes et nombreux sont les industriels qui tentent de tirer leur épingle du jeu en affichant des mentions du type « produit naturel » ou « aux extraits naturels » sur des produits parfois dépourvus d’une quelconque naturalité. On ne se laisser pas berner par les jolis emballage au look « nature » et on passe directement à la liste des ingrédients. Courage ! (Cliquez ici pour plus de détails sur les produits à éviter)

2 – Les 6 premiers ingrédients

Pour évaluer la qualité et la réelle naturalité d’un produit, on ne peut pas y échapper, il faut s’en remettre à la liste INCI, elle seule détient la vérité. Soyons réaliste, il n’est pas évident pour le commun des mortels d’y comprendre quelque chose à moins d’avoir fait latin sup. ou une licence en chimie. Pour faciliter les choses, intéressez-vous aux 6 premiers ingrédients car ils représentent souvent à eux seuls pas loin de 80% du produit fini. Vous n’y comprenez toujours pas grand chose? Demandez à google ou surfez sur www.laveritesurlescosmetiques.com, les réponses s’y trouvent c’est certain.

3 – Les noms barbares

Cette règle comporte certaines exceptions mais s’avère bien utile pour les néophytes: plus il y a des noms barbares et à rallonge de type « Ethylhexyl methoxycinnamate, cyclohexasiloxane, Methylisothiazolinone,… », moins votre produit a de probabilité d’être naturel. Attention évidemment à ne pas mettre les appellations botaniques dans le même sac car celles-ci indiquent la présence d’actifs naturels. Par exemple « Helianthus annuus seed oil » est en fait de l’huile de tournesol.

4 – La date limite d’utilisation

Celle-ci est intéressante à plus d’un titre. Non seulement elle vous indique la durée de vie de votre produit après ouverture, mais elle nous indique aussi s’il s’agit d’une formulation naturelle ou non. Un cosmétique naturel se conserve généralement 3 à 9 mois après ouverture. Jusqu’à 12 mois si le produit est conservé dans un packaging « airless » ou ne contient pas d’eau (huile visage par exemple). Au delà, il y a fort à parier qu’il s’agit d’un produit conventionnel aux conservateurs discutables.

5 – Les labels officiels

Une fois la liste des ingrédients analysée, il est intéressant de se pencher sur la présence ou non de labels et mentions officielles. Attention, une fois encore aux « greenwasheurs » et leurs faux labels auto-décernés. Gage de contrôle et de sérieux, les labels officiels restent cependant coûteux pour les petits producteurs pourtant généralement engagés dans une démarche de qualité. Si label officiel il y a tant mieux. Sinon, on creuse un peu plus loin.

6 – % de naturel versus % de bio
Un produit naturel n’est pas forcément bio mais un produit bio est forcément naturel. Pour connaitre la teneur exacte en ingrédients naturels et/ou bio, ils faut se pencher sur les pourcentages indiqués sur l’emballage. Ils n’y sont pas? C’est suspect… surtout si le produit se revendique naturel ou bio. Pour vous assurer l’absence de produits synthétiques douteux, optez pour un produit 100% naturel, ou 98-99% une petite marge de tolérance étant concédée aux conservateurs autorisés par les chartes bio. Quant au pourcentage de bio, plus il est élevé mieux c’est: qualité premium, absence de pesticides et agriculture responsable.

7 – Le juste rapport qualité prix

Non le bio n’est pas forcément plus cher. Mais il y a bio et bio. Les cosmétiques bio « premier prix », sont certes naturels et dépourvu de danger mais contiennent souvent beaucoup d’eau, des huiles dérivées du palm et finalement peu d’actifs intéressants. Soyons réalistes, les ingrédients naturels de qualité biologique coûtent plus cher que les ingrédients synthétiques utilisés par l’industrie cosmétique conventionnelle. Plus ils sont nombreux, plus le budget grimpe. Néanmoins, un cosmétique bio de première qualité reste souvent moins cher que son cousin vendu en parfumerie. Et après tout, il faut le voir comme un véritable investissement raisonné. Et raisonnable. (voir 8)

8 – Moins mais mieux

C’est la règle d’or. Privilégier des produits riches en actifs performants avec une éthique rigoureuse tout en évitant le superflu. Côté budget, on apprécie et coté écologie, la planète aussi. Moins de déchets, plus d’efficacité. Est-il vraiment utile d’appliquer un contour de l’oeil si votre soin visage contient déjà des antioxydants et actifs lissants? Pas forcément.

9 – Le canal de distribution

En magasin bio, vous avez peu de risques de vous tromper: les sélections sont souvent rigoureuses et les produits labellisés. Sur internet, le choix étant vaste et les informations pas toujours complètes, il est plus prudent de faire confiance aux sites reconnus pour leur sérieux, comme par exemple sebio.be ou encore slowcosmetique.com

10 – Le local, une valeur sûre

Parce qu’en Belgique on a le culte des produits de qualité, rien de plus logique que d’acheter local et avoir un oeil sur l’envers du décor. En plus, vous faites vivre un artisan et vous soutenez l’économie du pays. Côté qualité, on a souvent à y gagner et côté transparence on ne peut pas faire mieux.

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